3-La peur
Lorsque l'appareil sensoriel détecte un danger, le système nerveux analyse l'information, et génère une réaction. D'un point de vue animal, c'est "la fuite, le combat, ou l'inhibition" (Henri Laborit), ou "la prise de contrôle", réaction plus humaine.
Le danger passé, il y a retour au calme, mais "l'empreinte" de la peur reste présente dans le cerveau.
Si une situation ayant des points communs avec la précédente se présente, la tendance va être de "plaquer" la même réponse, par soucis d'économie, et parseque "ça a marché une fois"... et ainsi de suite avec d'autres situations qui se trouvent de plus en plus éloignées de la peur initiale.
C'est "le décalage des peurs" qui donne lieu à des réactions de plus en plus inadaptées, jusqu'à en arriver, parfois, à la "peur de tout".
D'une manière générale, on ne peut avoir peur que d'une situation ayant des points communs avec une précédente que nous avons déjà rencontré.
Lorsque la situation première a été violente, avec un risque de mort, le cerveau "débranche" l'enregistrement, et le souvenir de l'évènement devient inaccessible.
Une "amnésie spécifique" nous protège de l'insupportable.
Une sorte de "kyste" contenant tous les aspects sensoriels de l'évènement, se constitue.
Mais le contenu "inconscient" ainsi constitué, parasite le fonctionnement normal du cerveau.
Il se manifeste alors à chaque instant sous forme de troubles du comportement, de la relation, de dysfonctionnements biologiques.
La caractéristique d'un évènement "programmant" une peur, réside dans son caractère brutal, inattendu, vécu dans l'isolement, et sans possibilité d'être relativisé par la parole.
Il faut noter que ces critères caractérisent les évènements survenus durant le temps de vie péri-natal, entre la conception et la première année de vie, qui constitue, par nature, la période de plus grande vulnérabilité, celle où les programmations sont les plus profondes.
Le danger passé, il y a retour au calme, mais "l'empreinte" de la peur reste présente dans le cerveau.
Si une situation ayant des points communs avec la précédente se présente, la tendance va être de "plaquer" la même réponse, par soucis d'économie, et parseque "ça a marché une fois"... et ainsi de suite avec d'autres situations qui se trouvent de plus en plus éloignées de la peur initiale.
C'est "le décalage des peurs" qui donne lieu à des réactions de plus en plus inadaptées, jusqu'à en arriver, parfois, à la "peur de tout".
D'une manière générale, on ne peut avoir peur que d'une situation ayant des points communs avec une précédente que nous avons déjà rencontré.
Lorsque la situation première a été violente, avec un risque de mort, le cerveau "débranche" l'enregistrement, et le souvenir de l'évènement devient inaccessible.
Une "amnésie spécifique" nous protège de l'insupportable.
Une sorte de "kyste" contenant tous les aspects sensoriels de l'évènement, se constitue.
Mais le contenu "inconscient" ainsi constitué, parasite le fonctionnement normal du cerveau.
Il se manifeste alors à chaque instant sous forme de troubles du comportement, de la relation, de dysfonctionnements biologiques.
La caractéristique d'un évènement "programmant" une peur, réside dans son caractère brutal, inattendu, vécu dans l'isolement, et sans possibilité d'être relativisé par la parole.
Il faut noter que ces critères caractérisent les évènements survenus durant le temps de vie péri-natal, entre la conception et la première année de vie, qui constitue, par nature, la période de plus grande vulnérabilité, celle où les programmations sont les plus profondes.
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